 Le contexte économique actuel et les rapides mutations technologiques font de la R&D et de l’innovation de nouvelles clefs pour la réussite des entreprises, par nature en quête d’amélioration de leur compétitivité.
Des investigations menées en la matière par le Département chargé du Commerce et de l’Industrie, permettent de corroborer cet état de fait à travers l’évolution constatée du comportement d’un bon nombre de chefs d’entreprises marocains passant de bons fabricants se préoccupant des affaires courantes et de la qualité des produits mis au point ainsi que leur commercialisation à des managers déployant également et en continu des efforts d’anticipation en vu de la diversification des produits et de la maîtrise de la technologie voire de son développement.
Conscient de l’enjeu stratégique des composantes R&D et innovation, ce Département s’est investit dans une démarche participative avec les divers acteurs concernés pour l’instauration d’un échiquier soutenant et encourageant les efforts des entreprises en la matière.
Ainsi, le Ministère chargé de l’Industrie a préconisé une stratégie nationale pour la promotion et le soutien de l’innovation au sein des entreprises corroborée par les résultats d’une étude-diagnostic sur la R&D dans les industries de transformation et axées sur trois volets :
Le premier est directement lié au soutien à la création de l’entreprise innovante notamment par le développement de structures d’accueil et d’appui telles que les incubateurs d’entreprises innovantes permettant aux porteurs de projets de valoriser et de développer leurs projets en mettant à leur disposition les moyens et l’assistance requis et de préparer l’implantation desdits projets dans les pépinières d’entreprises et ce en concordance avec les actions initiées dans le cadre du Réseau Maroc Incubation & Essaimage (RMIE) regroupant les différents intervenants dans le domaine de la valorisation de la recherche et de l’innovation, dans la visée de promouvoir la création de l’entreprise innovante à travers l’incubation.
Le second se rapporte à la mise en place d’un cadre adéquat de financement et de soutien, en faveur aussi bien de l’entreprise innovante en création que celle déjà existante développant des travaux de R&D, à même de pallier au timide concours du secteur bancaire au financement de projets de R&D et d’innovation. Ce cadre intègre de nouveaux mécanismes de financement tels que le capital risque et en particulier les fonds d’amorçage indispensables pour permettre aux chercheurs ou jeunes promoteurs, de passer de la phase de prototype à la commercialisation, puisque ce genre de fonds intervient tout à fait en amont du processus de croissance de l’entreprise innovante.
Par ailleurs, et à l’instar de la provision pour R&D, d’autres incitatifs sont à même d’être proposés pour répondre davantage aux besoins des entreprises.
Le troisième, quant à lui, regroupe un ensemble de mesures d’accompagnement des efforts des entreprises pour leur permettre un accès privilégié à la technologie notamment par l’organisation d’actions de sensibilisation et de mise en relation d’offreurs et de demandeurs de prestations technologiques ou de technologie ainsi que la mise en place d’outils tels que le réseau de diffusion technologique (RDT) devant permettre de démarcher l’entreprise pour l’aider à identifier ses besoins en développement industriel et/ou technologique et l’orienter vers les compétences adéquates ( dont celles du monde universitaire).
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