Je cherchais des fleurs, j’ai eu l’eau glacée J’ai pris des chemins tout en verre pilé J’ai vu sur mon corps danser les vautours Je m’en fous c’est bête, je crois à … l’ amour Comme vous j’ai reçu des mots biens frappés De ces mots cancers, qu’on oublie jamais On se moque, je ris, j’prends tout au hasard Pour pleurer la nuit, pour moi c’est … trop tard
Refrain 1 Qui a mérité ça ? On a envie de vivre Juste envie d’être soi Qui a mérité ça ? Contre qui on se bat ?
Sur quoi on nous juge, je suis juste moi Faut-il être un autre où être de bois Si les mots amers m'ont fait boire la tasse Là j’ai trop à faire, pour souffrir, je passe
Je pense à tes mains, j’laisse glisser la boue J’ai assez de rêves, pour tenir debout Ma petite galère peut bien prendre l’eau Je chante en ramant, j’ai le cœur … au chaud
Refrain 2 Qui a mérité ça ? J’ai juste envie de vivre Juste envie d’être moi Qui a mérité ça ? Contre qui on se bat ?
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère ...
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Hélas! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ; Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle suit son chemin, distraite et sans entendre Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.
A l'austère devoir pieusement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle : " Quelle est donc cette femme ? " Et ne comprendra pas .
Ton sourire est mon soleil.. Ta tendresse est merveille... Tu es la lumière qui m'illumine, Une étoile qui me fascine...
Contre toi, je suis libéré(e)... Dans tes bras, j'aime m'envoler... Avoir l'impression d'avoir des ailes, La sensation de toucher le ciel...
Il y a eu des temps magiques, Des instants romantiques... Des périodes difficiles... Des chagrins, des moments fragiles...
Mais voilà un petit bout de chemin, Que nous avançons main dans la main... Et pour la Saint Valentin, fête des amoureux, Ma plume t'écrit ces mots heureux...
Jardinons notre amour avec tendresse... Pour que notre relation jamais ne cesse...
Ton sourire est mon soleil.. Ta tendresse est merveille... Tu es la lumière qui m'illumine, Une étoile qui me fascine...
Contre toi, je suis libéré(e)... Dans tes bras, j'aime m'envoler... Avoir l'impression d'avoir des ailes, La sensation de toucher le ciel...
Il y a eu des temps magiques, Des instants romantiques... Des périodes difficiles... Des chagrins, des moments fragiles...
Mais voilà un petit bout de chemin, Que nous avançons main dans la main... Et pour la Saint Valentin, fête des amoureux, Ma plume t'écrit ces mots heureux...
Jardinons notre amour avec tendresse... Pour que notre relation jamais ne cesse...
Ton sourire est mon soleil.. Ta tendresse est merveille... Tu es la lumière qui m'illumine, Une étoile qui me fascine...
Contre toi, je suis libéré(e)... Dans tes bras, j'aime m'envoler... Avoir l'impression d'avoir des ailes, La sensation de toucher le ciel...
Il y a eu des temps magiques, Des instants romantiques... Des périodes difficiles... Des chagrins, des moments fragiles...
Mais voilà un petit bout de chemin, Que nous avançons main dans la main... Et pour la Saint Valentin, fête des amoureux, Ma plume t'écrit ces mots heureux...
Jardinons notre amour avec tendresse... Pour que notre relation jamais ne cesse...
Le président iranien juge "très faible" la probabilité d'une attaque américaine contre Téhéran.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
(c) Reuters
Le président iranien
Mahmoud Ahmadinejad juge la probabilité d'une attaque américaine contre
l'Iran était "très faible", dans un entretien à la chaîne américaine
ABC diffusé lundi 12 février.
"Peur, pourquoi devrions-nous avoir peur (d'une attaque américaine
contre l'Iran) ? Tout d'abord la probabilité est très faible", a
déclaré Mahmoud Ahmadinejad, interviewé depuis Téhéran. "Et nous
pensons qu'il y a des gens sensés aux Etats-Unis qui bloqueront de
telles actions illégales. Mais notre position est claire. Notre nation
a fait clairement savoir que quiconque voudrait attaquer notre pays
serait durement puni", a-t-il averti.
La revue scientifique britannique Nature publie la découverte par une équipe internationale de gènes-clés du diabète
DR
Elle
résulte d'une collaboration entre les équipes dirigées par le
Pr Froguel regroupant le CNRS, l'institut Pasteur de Lille et
l'impérial collège de Londres et celles du Pr Sladek, de l'université
Mc Gill de Montréal.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques et de
prévention avec la mise au point d'un test.
Les gènes
prédisposant au risque de développer la forme de diabète la plus
répandue sont en augmentation dans le monde, favorisés par
l'obésité. Cette découverte scientifique redonne espoir face à un bilan
futur alarmant. En effet, on compte 200 millions de diabétiques dans le
monde et ce nombre devrait presque doubler d'ici 2030. La puce ADN ,
sur laquelle sont gravés un demi-million de variants génétiques
différenciant un individu d'un autre, à permis de déterminer la
prédisposition génétique au diabète. Ce test génétique prévue dans un
ou deux ans, permettra alors de prévenir une personne "à risque"
(personne en surpoids, prédisposition héréditaire) des
dangers encourus. Le diabète provoquant des maladies cardiaques,
rénales, de cécité, d'impuissance et d'amputation. Ce diagnostique de
prévention devrait permettre de convaincre les diabétiques, de la
nécessité d'adapter leur alimentation et d'exercer une activité
sportive.
La medecine pourra également prévenir, plus facilement le
développement de la maladie. Certains des gènes identifiés,
particulièrement le transporteur du Zinc, indispensable à la sécrétion
de l'insuline par le Pancréas, constituent une cible thérapeutique
idéale pour combattre la maladie selon les chercheurs. "Ces découvertes
vont également permettre de mieux comprendre pourquoi certains cancers
comme celui du pancréas, sont plus fréquents chez les obèses
diabétiques" précise le Pr Froguel.
Le coût du projet s'élève à 2 millions d'euros, principalement payés
par le Canada, selon le Pr Froguel. Le diabète devient une maladie
fréquente, plus d'un américain sur trois nés en 2000 aura un diabète,
note l'éditorial de la revue scientifique Nature. Cette percée
scientifique devrait permettre de freiner ce fléau.
Statue trop fragile pour un prêt? Paris se vexe
La France va-t-elle lancer un raid punitif sur Athènes ? Nous
n'en sommes pas là, mais l'affaire de l'exposition «Praxitèle» au
Louvre a paru suffisamment sérieuse pour motiver une protestation
officielle. Le ministre de la Culture, Donnedieu de Vabres, a
envoyé à son homologue grec un courrier comminatoire réclamant
«de bien vouloir indiquer» si le refus du prêt d'un
Ephèbe au Louvre était
«définitif». Fax. L'Ephèbe se trouve déjà sur la bannière déployée au Louvre
pour annoncer l'exposition, qui s'ouvre le 23 mars. Celle-ci est un
défi, dans la mesure où pratiquement aucune sculpture n'est
attribuée avec certitude à ce sculpteur célébré de la période
classique, dont l'oeuvre est connue par des copies. Lundi, le
Louvre a reçu une télécopie annonçant que ce bronze ne serait pas
prêté en raison de sa
«fragilité». La statue, qui n'a jamais quitté la Grèce, est
inscrite sur une liste de pièces
«inamovibles» du musée national, a déclaré son directeur,
Nikos Kaltsas, à l'AFP. Furieux, le ministre français a accusé les
Grecs de mauvaise foi :
«Depuis deux ans, et contrairement à ce qui a été dit, les
organisateurs français n'ont jamais été informés de l'existence
d'une telle liste.» Au risque d'une escalade, Donnedieu évoque
la possibilité que l'exposition ne voyage plus ensuite à Athènes,
comme il était prévu. Dès mardi, le Louvre avait exprimé sa
«vive stupéfaction» à un refus
«plus que tardif». «Le plus grand musée du monde n'a pas
l'habitude de se voir opposer de refus», glisse-t-on dans son
entourage.
En réalité, le musée a été pris dans les querelles qui opposent
la Grèce, ainsi que l'Italie, aux musées américains. Les Grecs,
explique le commissaire Alain Pasquier, avaient réclamé au Louvre
qu'il renonce à la venue de Cleveland d'un exceptionnel
Apollon Sauroctone (jeune homme tuant un lézard), qu'ils
revendiquent parce qu'il proviendrait d'un pillage. Le Louvre
s'était incliné, fort d'une assurance verbale des prêts attendus
d'Athènes. Un colloque sur la question, à Cleveland, a été
annulé.
Restitution. Depuis peu, la Grèce a haussé le ton.
Elle vient d'obtenir du Getty la restitution de quatre
chefs-d'oeuvre. La semaine dernière, les autorités ont organisé une
«chaîne» d'élèves autour de l'Acropole afin de réclamer le retour
des frises qui se trouvent au British Museum. L'Italie avait lancé
les hostilités, en faisant comparaître à Rome une ancienne
conservatrice du Getty pour trafic. Depuis, soixante pièces du
musée californien, ainsi que de celui de Boston et du Metropolitan
de New York, lui ont été restituées.
Le maire de Jérusalem a décidé de suspendre les travaux près de
l'Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem. Des
heurts ont opposé ces derniers jours la police à des manifestants
palestiniens.
Uri Lupolianski a annoncé dimanche tard dans la
soirée qu'il avait décidé de suspendre la construction d'une nouvelle
rampe d'accès à l'Esplanade des Mosquées (lire ci-contre), troisième lieu saint de l'Islam, a indiqué lundi la radio militaire.
Nouvelle procédure prévue
La municipalité de Jérusalem va soumettre une nouvelle procédure pour
une rampe d'accès à l'Esplanade des Mosquées, a précisé un porte-parole
avant d'ajouter toutefois que ces travaux controversés se poursuivront
sur le site distant d'une cinquantaine de mètres de l'Esplanade des
Mosquées.
Selon
le porte-parole Gidi Schmerling, le maire de Jérusalem Uri Lupolianski
va demander une procédure plus longue et transparente qui permettra aux
habitants de consulter les plans et de soumettre leurs protestations.
Bien que cette décision n'affecte pas le travail actuellement en cours,
Gidi Schmerling a précisé qu'il était "probable" que la construction en
sera retardée.
Structure endommagéeIsraël
a commencé des fouilles archéologiques mardi dernier avant la pose de
poutres de soutènement pour une rampe menant à la porte des Maghrébins,
qui donne accès à l'esplanade des Mosquées, l'actuelle structure en
bois ayant été endommagée par une tempête de neige en 2004.
L'initiative
israélienne a suscité une levée de boucliers chez les Palestiniens et
dans le monde arabo-musulman. Les travaux ont provoqué des
manifestations et des heurts parfois violents entre forces israéliennes
et Palestiniens à Jérusalem et en Cisjordanie (voir ci-contre).
Selon le Waqf, l'organisme chargé de la protection des biens religieux
musulmans, les travaux menacent les fondations de l'esplanade.
L'émigration des Juifs du Liban a suivi un cours assez différent de
celui des Juifs des autres pays arabes. Dirigé par des Arabes
chrétiens, le Liban et ses structures politiques permettaient une
tolérance relative à l'égard des Juifs. Malgré cette situation
relativement favorable, les Juifs se sentirent en danger après la
guerre de Kippour, ils émigrèrent alors vers la France, l'Italie, la
Grande-Bretagne ou l'Amérique ; une partie d’entre eux s'était établie
en Israël en 1967. En 1974, il restait 1 800 Juifs au Liban, en majorité à Beyrouth. En
décembre 1976, une source américaine évaluait leur nombre à 500.
Aujourd’hui, une centaine de Juifs seulement vivraient encore au Liban,
à Beyrouth principalement. Certains disent même qu’il ne resterait que
quarante juifs à Beyrouth, la ville qui abritait autrefois seize
synagogues, et dont la dernière est en piteux état.
La synagogue centrale "Maguen Avraham" se trouve au cœur de Beyrouth,
tout près des bureaux du Premier ministre Fouad Siniora. La façade de
la synagogue présente toujours les colonnes sur lesquelles sont gravées
des Maguen David. "Maguen Avraham" reflétait autrefois la vitalité de
la communauté juive. Son toit est aujourd’hui arraché. L’état de la
synagogue est à l’image de la communauté, vestige.
Comment vivent les Juifs du Liban ? Comment survivent-ils ? Sont-ils
organisés en communauté ? Subissent-ils pressions et menaces ? Comment
ont-ils vécu la dernière guerre qu’Israël a menée contre le Hezbollah ?
Libanais âgé de 70 ans, "Maurice" ne vit à Paris que depuis trois ans.
Né à Damas, que ses parents préfèrent quitter alors qu’il est un jeune
enfant, il a passé sa vie à Beyrouth, traversant toutes les périodes,
de l’âge d’or au chaos. Il continue d’avoir peur, et demande à ce qu’on
ne dévoile pas sa véritable identité.
Homme d’affaires connu au pays du cèdre, il a fréquenté l’élite
libanaise. Ou plutôt les élites. Les Chrétiens, les Shiites, la famille
Hariri, Walid Jumblatt, et puis les Syriens aussi.
Installé aujourd’hui à Paris, Maurice s’inquiète du sort des derniers
Juifs du Liban. "Certains parlent d’une centaine, mais je n’arrive pas
à en dénombrer plus de quarante personnes. La vérité doit être dans la
moyenne." Maurice sait de quoi il parle. S’il est resté au Liban,
c’était pour accomplir une mission. Evacuer les mille derniers Juifs du
Liban, "moins les quarante qui sont restés", dit-il, les yeux fermés.
Quarante Juifs. Les sacrifiés de l’Histoire.
"Beyrouth était une très belle ville. Les Juifs, les Shiites, les
Sunnites et les Chrétiens vivaient ensemble, dans la paix et en bon
voisinage. Il n’y avait que très peu de problèmes entre nous. Les seize
synagogues de Beyrouth étaient pleines."
Au début de la guerre civile, la plupart des Juifs ont quitté Beyrouth.
En 1982, quand Israël envahit le Liban, Maurice croyait à la paix de
Sharon, "je croyais que je pourrais habiter à Naharya et travailler à
Beyrouth…" La situation des Juifs ne pouvait qu’empirer. Ils devinrent
les ennemis des milices du Hezbollah. Maurice fut lui-même victime de
kidnapping. Les preneurs d’otage n’étaient autres que les milices
Shiites commandées par Nabih Beri, le dirigeant des milices armées
Amal, qui est aujourd’hui le porte-parole du Parlement libanais.
A cette période, il ne restait pas plus d’un millier de Juifs au Liban.
En 1985, avant le retrait de Tsahal de la zone de sécurité, il restait
encore 700 Juifs. Maurice décida de rester et subit trois tentatives de
kidnapping. Un de ses proches fut pris en otage en avril 1984 et fut
assassiné par le Hezbollah. Il n’était plus possible de mener une vie
juive, de rassembler un Minyan ou de se retrouver dans une maison de
prière. Les Kurdes et les Shiites prirent le contrôle des lieux juifs.
"Maguen Avraham" fut vandalisé, ainsi que le Talmud Torah.
Les Juifs gardèrent des liens avec des responsables politiques
chrétiens, ce qui leur garantissait alors un minimum de protection.
Certains purent rencontrer Hariri plusieurs fois. Ils lui parlèrent de
la possibilité de restaurer la synagogue "Maguen Avraham", fierté des
Juifs libanais, construite dans les années 1920.
Des beyrouthins racontent que le Talmud Torah était un immeuble de
plusieurs étages qui empêchait la construction d’un parc immobilier
financé par la famille Hariri. En 2002, l’ancien Premier ministre
libanais proposa aux derniers Juifs de raser l’immeuble du Talmud Torah
en échange de la dotation d’un espace de 1500 m², de la réfection du
toit de la synagogue et de la rénovation de sa façade.
Mais la promesse ne fut pas tenue. Le Talmud Torah ne fut jamais
reconstruit parce que la communauté n’était plus en mesure de financer
le projet. "Maguen Avraham" ne fut pas non plus restaurée.
Selon la loi libanaise, la rénovation des propriétés, individuelles ou
collectives, est une obligation. En cas d’impossibilité de subvenir aux
financements, les propriétés sont alors transférées à l’Etat. Il y a
quelques mois à peine, la communauté juive de Beyrouth s’est vue
notifier par les autorités municipales l’obligation de procéder aux
travaux de rénovation de la synagogue, dans les meilleurs délais.
Près de soixante ans après la création de l’Etat d’Israël, quelques
dizaines de Juifs vivent encore à Beyrouth. D’autres seraient aussi
installés ailleurs au Liban. La religion juive ne se pratique pas, ou
peut-être en secret. Les veilles de Kippour, les familles se rendent
sur les tombes de leurs parents disparus. Voilà l’unique "sortie
religieuse" de l’année. Les représentants communautaires n’assistent
plus aux cérémonies officielles. Ils refusent de recevoir les visiteurs
étrangers, qu’ils soient journalistes ou touristes curieux.
En 2007, la communauté juive libanaise fait toujours partie de la
société multiculturelle et multi religieuse du pays. Elle est un des
dix-sept groupes religieux officiellement reconnus par la nation
libanaise.
Maurice a quitté le Liban pour Paris en 2004. Il aura passé vingt à
essayer de retrouver les corps juifs assassinés par les milices du
Hezbollah, afin de leur offrir une sépulture digne. Il voulait protéger
son peuple, et voulait être le dernier juif à quitter le Liban. Et
puis, il voulait maintenir une présence juive, même symbolique, pour
montrer que la haine contre les Juifs est le résultat de l’ignorance.
L’histoire des derniers Juifs du Liban montre que l'antisémitisme du
monde arabe n’est pas seulement l'expression d'une opposition au
sionisme. Dans son livre "Juifs et Arabes", qu’il publia il y a plus de
trente ans, Albert Memmi, dénonçait le mythe : "Les propagandistes
arabes musulmans proclament que ces conflits sont la conséquence du
sionisme... D'un point de vue historique, c'est un pur non-sens, le
sionisme ne fut pas à la source de l'antisémitisme arabe. La vérité est
tout à fait à l'opposé, comme ce fut le cas en Europe. Israël est la
réponse à la répression que les Juifs ont rencontrée dans le monde
entier, y compris la répression que nous, les Juifs des pays arabes,
eûmes à endurer"(1).
Depuis quelques mois, les Juifs du Liban sont l’objet d’une véritable
curiosité pour les journalistes de la presse arabe. Le journal saoudien
"Okaz" a notamment publié au mois de mars 2006 une série d’articles sur
les derniers juifs du Liban. Interrogé, Zeev G. explique qu’il ne prend
pas part aux élections, de peur que les médias viennent lui demander
"pour qui les Juifs auraient voté"… Il resterait un dernier restaurant
beyrouthin tenu par des Juifs, mais la religion des propriétaires est
méticuleusement cachée. Les uns savent, mais gardent le secret dans
l’intimité de leur histoire. Les autres ne savent pas, et c’est mieux
ainsi.
Liza Sarour a également été citée dans "Okaz". Elle ne cache plus son
nom. Liza a cinquante ans, mais elle se dit trop vieille, trop pauvre,
et trop seule pour avoir encore quelque chose à craindre.
(1) In MEMMI Albert, Juifs et Arabes, éditions Gallimard