Six policiers français ont été molestés le 16 août, à leur descente d'avion à Conakry, en Guinée, où ils
escortaient deux ressortissants de ce pays expulsés de France, apprend-on de source policière.
Les six fonctionnaires ont été légèrement blessés, obtenant des incapacités de travail de trois à huit jours.
OAS_AD('Middle1');
Function IE_Detect (version)
'Do
On Error Resume Next
plugin = (IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash." & version & "")))
If plugin = true Then
IE_Detect = true
End If
End Function
"En arrivant sur place, les deux hommes se sont rebellés et les six fonctionnaires qui les reconduisaient ont été pris à
partie par les deux reconduits mais également par la population", a déclaré à Reuters Paul Le Guennic, secrétaire national
du syndicat UNSA Police.
Il a ajouté que des membres des forces de l'ordre guinéennes étaient intervenus en faveur de leurs ressortissants. "Ils
ont été jusqu'à tabasser les fonctionnaires de chez nous. Tout ça sous le regard d'un de leurs responsables", a-t-il dit.
Dans un rapport remis à sa hiérarchie et dont Reuters a obtenu copie, un brigadier français raconte avoir été insulté
dans le bureau d'un commissaire par un policier guinéen en tenue.
"Devant cette grave situation, nous avons demandé une assistance policière pour nous embarquer pour un vol à
destination de Casablanca. Quelques policiers en tenue nous prêtaient assistance jusqu'à l'avion", écrit-il.
Interrogé mercredi par Reuters sur ces informations, la Direction générale de la police nationale (DGPN) n'avait pas
répondu jeudi à la mi-journée.
Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a exhorté mardi les forces de l'ordre à "augmenter de façon significative le
nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière."
Il a expliqué être "légèrement en dessous", de l'objectif 2007 de 25.000 reconduites à la frontière d'étrangers en
situation irrégulière.
"C'est pour cela qu'il faut redoubler d'efforts pour interpeller les personnes en situation irrégulière", a-t-il dit.
Gloria Estefan (nom de jeune fille : Fajardo et liste
complète de ses prénoms : Gloria María Milagrosa), est une chanteuse et
compositrice américaine de musique latine et de dance/pop, née le 1er septembre1957 à La Havane (Cuba).
Son père était l'un des gardes du corps de la femme du dictateur cubain Fulgencio Batista. Gloria s'est exilée à Miami.
Elle a été la chanteuse du groupe 0Miami Sound Machine avec son mari Emilio Estefan. Elle a continué sa carrière en solo, toujours aux côtés de son mari.
Par définition, swinguer, c'est balancer. Le Swing n'est donc pas une musique (pour cela voir l'article sur le courant musical swing), mais un terme général qui exprime la manière d'interpréter le Jazz, c’est-à-dire lorsqu'il est joué en faisant balancer le rythme.
D'un point de vue technique, il consiste à substituer systématiquement à toute formule rythmique binaire une formule ternaire « balancée » (Anglais: shuffle, formule rythmique également appliquée dans le blues). Ainsi une succession de deux croches sera substituée par la première et la troisième croche d'un triolet.
Entre 1915 et le début des années cinquante le Swing était plus souvent qualifié de Fox-Trot (trot de renard). Sa première apparition remonterait à 1907, dans le titre d'une composition de 0Jelly Roll Morton : Georgia Swing.
Swing est un mot 1anglais qui décrit habituellement un mouvement de balancement (une balance, un pendule, etc.). En particulier, il peut désigner :
le 2swing, un coup de poing de 3boxele 4swing, un style musical du 5jazz, caractéristique notamment du courant du 6middle jazz
par extension, le 7swing désigne également ce courant du 6middle jazz des années 30 ;
9swing, une danse ;le 0swing, un coup au golf ;
Ceci est la liste des milliardaires du monde telle que publiée par le magazineaméricainForbes pour l'année 2007.
Ce magazine recense les milliardaires de la planète à l'exception des
têtes couronnées (sauf si leur fortune est privée), et exprime leur
fortune en milliards de dollars américains (l'unité retenue dans la suite du texte).
Selon le classement publié le 8 mars2007, le fondateur de Microsoft, l'Américain 0Bill Gates,
reste, pour la treizième année consécutive, l'homme le plus riche du
monde avec à son actif 56 milliards de dollars, soit une hausse de 10%
par rapport à 2006.
Le « club » des milliardaires compte à cette date 946 personnes
grâce à l'entrée de 153 nouveaux membres. Le montant cumulé de ces
fortunes est de 3 500 milliards de dollars (+35% par rapport à 2006).
Près des deux tiers des 946 milliardaires que compte le monde ont fait
leur fortune en partant de rien2[1].
Pour l'année 2007 entrent dans le top 20 5David Thomson, héritier de la multinationale 6Thomson Corporation, 7Stefan Persson, héritier de la marque de vêtements 8H & M, ainsi que 9Mukesh et 0Anil Ambani, héritiers des industries 1Reliance. Après plus de vingt ans dans les premières places du classement, et pour la première année, aucun membre de la famille 2Walton n'est dans ce top 20.
C’est à VOTRE
tour d’obtenir une part du gâteau… placez-vous à l’avant-garde des trois
tendances commerciales à la croissance la plus rapide de l’histoire!
c'est triste meloncolique mais c'est jolie pour tout les âmes pérdue déçue et atristé par l'amour d'un autre à vous tous
Ana Moura
Portuguese vocalist Ana Moura, whose soulful and riveting
interpretation of her land's captivating fado style has made her a star
in Europe, brings her gentle, persuasive magic to North American
audiences with the release of her debut album Guarda-me a vida na mao
(Keep my life in your hand) to be released February 8th on World
Village/Harmonia Mundi USA. The 25-year old singer has become a leading
exponent of this poetic, deeply expressive idiom which personifies the
Portuguese psyche as it explores such universal themes as lost love,
separation, and longing. As Ana explains, "It's very special because
it's all about emotions and feelings. It needs no translation."
Ana was born in Santarem, the bustling capital of the Ribatejo province
in the center of Portugal's heartland on the Tejo River northeast of
Lisbon. The city of half a million souls is also one of Portugal's most
historic cities -- an ideal place to develop an appreciation for fado.
"I've been singing fado since I was little, because grew up listening
to it at home," she recalls of her early home life. "My parents sang
well, and at family gatherings, we all would sing."
Like young people everywhere, she soon developed an
appreciation for other styles of music. The lure of singing fado,
however, never waned. In her late teens, while sing pop and rock music
with a local band, Ana always included at least one fado in each
performance. Then, one night on a whim, about five years ago, she and
some friends went to one of Lisbon's storied fado houses -- small
performance venues where singers, guitarists and aficionados gather to
worship the affecting style that's become Portugal's most important
music export.
At the urging of her companions, she sang. "People liked me," she
recalls of her first foray into a venerated bastion of the fado
culture. Later that year, at a Christmas party that was attended by a
lot of fadistas (fado singers) and guitarists, she sang again and, as
fate would have it, noted fado vocalist Maria de Fe was in the audience
and was duly impressed. "She asked me to sing at her fado house," Ana
recalls of the fortuitous moment that launched her career.
"My life changed when I began going to the fado houses," Ana
states today. "There's no microphone -- it's very intimate. New singers
learn through a kind of apprenticeship, learning the intricacies of the
style from the older, more established singers."
Before long, word of Ana's rich contralto, stunning looks and
innate affinity for the demanding style spread, winning airtime on
local television programs devoted to fado and rave reviews in Lisbon
newspapers. Music critic Miguel Esteves Cardoso captured her essence
when he wrote of her "rare and primitive quality" and her "natural
truth, without effort or premeditation."
Ana has emerged as a leading voice of traditional fado just as
the venerable idiom is enjoying a renaissance of popularity. "Today,"
she explains, "there's a new generation that sings lyrics related to
our time. There are some older fado songs that we, the younger singers,
cannot perform, because the lyrics are about a time and themes we don't
identify with. We don't feel it, and fado is all about feelings. We
must feel what we sing, and there are many older fados that don't
belong to our generation. Younger singers use lyrics that speak of
today, so young people have begun to get more interested in the music
again."
As with jazz and country music in the U.S., tango in Argentina,
samba in Brazil, fado sprang from the culture of working class people.
And, as with the aforementioned examples, over the years the style
evolved from humble origins to win broad appeal. Today, as Ana proudly
proclaims, "In Portugal, fado is for everyone."
Like virtually every aspiring fadista, Ana drew early inspiration from
the example of Amalia Rodrigues, the revered singer who most
personified the style. "It was her soul and her voice," she comments of
the late vocalist's singular imprint on the music. "She had everything
in her. Some singers have a great voice by no soul, no intensity.
Others have feeling but not a suitable voice. She had it all, and, she
was a very good improviser."
Improvising is an under-appreciated part of the fado tradition.
One technique, which Ana uses to great effect on the song "Lavava no
rio lavava" (I Went to the River to Wash), is what the Portuguese term
vocalisos -- the expression of words and effects through use of vocal
trills. The practice is believed to have been absorbed over centuries
of exposure to Spanish flamenco and Moorish styles.
A key track from her album exquisitely sums up the magnetic
pull fado has exerted on Ana. "Sou do fado, sou fadista" (I Belong to
Fado, I Am a Fadista) by her mentor and primary collaborator, guitarist
Jorge Fernando, eloquently explains Ana's total surrender to the style:
"I know my soul has surrendered, taken my voice in hand,
twisted in my chest and shown it to the world. And I have closed my
eyes in a wistful longing to sing, to sing. And a voice sings to me
softly, and a voice enchants me softly, I belong to fado, I belong to
fado, I am a fadista."
Today, even as the U.S. release of Guarda-me a vida na mao and
a Carnegie Hall performance scheduled for March 12 trumpet her
international success, Ana Moura still thinks of how and where it all
began, and of the importance of keeping those vital ties alive.
"Before," she muses, "I used to sing in the fado house every day.
Today, because of my concert schedule and travel, it's impossible. But,
when time permits, I like to return. Sometimes I feel that I must go
there. I need that."
Anciennement appelée Amogdul (la bien gardée) en Berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et Mogador en français, Essaouira ('D5HJ1)‎) (la bien dessinée) est une ville portuaire du Maroc sur la côte atlantique (coordonnées : 31° 30’ 47’’ N, 9° 46’ 11’’ W) comptant environ 70 000 habitants et le chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Essaouira Pays Maroc Région Marrakech-Tensift-El Haouz Province Province d'Essaouira Code postal 44000 31° 30' 47N Longitude 9° 46' 11W Altitude 11 m Population () 70,000 hab. Maire Asma Chaâbi Géographie Port situé sur la côte Atlantique, à 173 km au nord d'Agadir, à 176 km à l'ouest Marrakech et 360 km au sud de Casablanca. Histoire D'après la tradition, après la fondation de Carthage en 814 av. J.-C. des marchands puniques se dirigèrent vers l'extrême Occident, jusqu'à Essaouira, pour y installer des comptoirs. Les premiers hommes sur lesquels il existe des renseignements y parlaient une langue berbère. Dès lors Essaouira, ce mouillage utilisé par le navigateur carthaginois Hannon dès le VIe siècle av. J.-C., protégé des alizés et riche en eau potable, servit pendant plusieurs siècles de poste avancé sur la route du Cap-Vert et de l'Équateur. Vers le IIIe siècle av. J.-C., les Berbères s'organisèrent en monarchie. La région passa sous influence romaine à la suite de la Troisième guerre punique en 146 av. J.-C. Rome fit un État-client de ce royaume dont le souverain le plus illustre fut Juba II. Le souverain favorisa l'installation de son équipage et le développement de l'industrie des salaisons et de la pourpre. C'est cette seconde activité (production de teinture à partir d'un coquillage : le murex) qui explique la renommée des îles Purpuraires (au large d'Essaouira) jusqu'à la fin de l'Empire romain. Cette couleur, chez les Anciens, était synonyme d'un rang social élevé. En 42 ap. J.-C., Rome finit par annexer le royaume berbère pour le transformer en province romaine de Maurétanie tingitane. Au Moyen Âge, les marins portugais mesurent tous les avantages de cette baie et baptisent la ville Mogador, déformation probable du nom de Sidi Mogdoul, un marabout local. Les juifs ont un statut spécial d'intermédiaires entre le sultan et les puissances étrangères, obligées d'installer à Essaouira une Maison consulaire (il y en eut jusque dix dans la Kasbah). On les appelle les « négociants du roi » ou les « représentants consulaires ». Ils ont, par exemple, le monopole de la vente du blé aux chrétiens, celle-ci étant interdite aux musulmans. La ville nouvelle En 1764, le sultan Mohammed ben Abdellah décide d'installer à Essaouira sa base navale, d'où les corsaires iront punir les habitants d'Agadir en révolte contre son autorité. Il fait appel à Théodore Cornut, un architecte français à la solde des Britanniques de Gibraltar. Le sultan le reçoit avec tous les honneurs dus à un grand artiste et lui confie la réalisation de la nouvelle ville « au milieu du sable et du vent, là où il n'y avait rien ». Cornut l'Avignonnais, qui avait été employé par Louis XV à la construction des fortifications du Roussillon, travailla 3 ans à édifier le port et la kasbah, dont le plan original est conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Il semblerait que la seconde ceinture de remparts et la médina aient été dessinées bien après le départ de Cornut. Le sultan n'avait souhaité prolonger leur collaboration, reprochant au Français d'être trop cher et d'avoir travaillé pour l'ennemi britannique. Avec son plan très régulier, la ville mérite bien son nom actuel d'Es Saouira, qui signifie « la Bien-Dessinée ». L'importance d'Essaouira n'a cessé de croître jusqu'à la première moitié du XIXe siècle, et la ville connut une formidable prospérité grâce à l'importante communauté juive. On y compta jusqu'à 17 000 juifs pour à peine 10 000 musulmans. La bourgeoisie marocaine accourait y acheter des bijoux. On l'a longtemps surnommé le port de Tombouctou, car les caravanes chargées d'or, d'épices et d'esclaves venues d'Afrique subsaharienne y étaient négociées. Le commerce y était florissant. Mais la plupart des juifs partirent après la guerre des Six Jours. Aujourd'hui, il ne subsiste que quelques familles juives dans la ville. Pendant des années, ce fut le seul port marocain ouvert au commerce extérieur. Le déclin commença avec le protectorat français et le développement d'autres ports (Casablanca, Agadir). Handicapée par ses eaux peu profondes et ne pouvant pas recevoir les gros bateaux modernes, la ville connaît cependant une renaissance spectaculaire depuis une quinzaine d'années, renaissance due essentiellement au tourisme mais aussi à sa vocation culturelle. Essaouira est aujourd'hui le chef-lieu d'une province de 500 000 habitants, pour la plupart agriculteurs. La ville est unie par une opération de coopération avec Saint-Malo, sous l'égide de l'Unesco. Ville jumelle de La Rochelle. Culture - Essaouira est aussi connue pour son festival gnaoua - Orson Welles y tourna son Othello (The Tragedy of Othello) : The Moor of Venice, 1952 - En 2004, Ridley Scott y reconstitue la Jérusalem médiévale pour le film the Kingdom of Heaven - Ville natale de Léon Vuillemain, as de la Seconde Guerre mondiale, qui y est né le 22 mars 1915. - Musée Sidi Mohamed Ben Abdallah autrefois une maison seigneuriale. Essaouira est jumelée avec : - Etterbeek (Belgique) depuis 2003 - Île de Gorée (Sénégal) depuis 2005 - La Rochelle (France)
Le bateau qui a dévoilé le secret de l'exode des juifs marocains Mohamed SIHADDOU - Un sujet qui reste encore très ambigu dans
l'histoire contemporaine marocaine est l'organisation de l'émigration
des juifs marocains vers la « Terre Promise » depuis les côtes rifaines
(Al-Hoceima, Le Rif).
Cette émigration n'a pas concerné que les juifs de Fès, de Meknès,
de Marrakech, de Rabat, ou de Casablanca mais aussi des juifs qui n'ont
jamais vécu ailleurs que dans les villages berbères et ne parlaient
d'ailleurs que la langue Tamazight. Des populations entières, dont
souvent les origines remontent à des millénaires, comme c'est le cas
pour les juifs du Haut-Atlas et particulièrement de la région de
Tafilalet, ont été empressées de quitter leur terre natale.
Cette émigration était organisée par les puissances occidentales
avec la complicité des autorités marocaines de l'époque à l'insu des
populations rifaines. Les départs des juifs marocains clandestins
étaient massifs et organisés avec une grande discrétion, de préférence
le soir vers les côtes européennes pour ne pas attirer l'attention des
rifains juste sortis des évènements de 1958.
Pourquoi cette émigration clandestine massive et échelonnée sur plusieurs années reste encore aujourd'hui très ambiguë ?
Comment expliquer ces départ massifs de juifs marocains du pays où
ils avaient pourtant des racines très anciennes, au point qu'il n'en
reste aujourd'hui que quelques 3000 personnes au Maroc ?
L'explication détaillée se trouve sans doute dans les archives de
l'Agence Juive Internationale, l'Alliance Israélite et le Mouvement
Sioniste aux ramifications mondiales. Mais pour comprendre le phénomène
migratoire des juifs marocains, il faut puiser un peu dans la
chronologie des événements qui ont secoué le Monde à partir de la
Deuxième Guerre Mondiale et le Maroc pendant la période du protectorat,
mais surtout les incertitudes politiques qui ont marqué le pays après
son indépendance, et plus précisément les soulèvements populaires.
En 1948, sous le protectorat, le Maroc devait compter entre 220 et
230 000 juifs, représentant le nombre le plus important dans ce pays
d'Afrique du Nord. Ce nombre sera divisé par quatre pour enregistrer 60
000 juifs seulement vers 1965 ; cette énorme baisse démographique des
juifs marocains sur une courte durée s'explique par de nombreux départs
vers Israël, mais aussi vers l'Amérique du Nord et l'Europe. « Sur les
164 000 Juifs que comptait le Maroc en 1960, plus de la moitié, soit
102 157, avaient émigré entre 1961 et 1964 pour Israël ou pour l'Europe
et l'Amérique lors du plus grand exode connu par les Juifs marocains au
cours de leur histoire millénaire », écrit Robert Assaraf dans son
livre « Une certaine histoire des Juifs du Maroc 1860-1999 ». publié
récemment.
Le sionisme international s'est développé dans le monde occidental
de plus en plus dès 1924. Une conférence du Congrès Juif Mondial s'est
tenue à Casablanca en 1930, et quelques années plus tard une émigration
juive essentiellement des réfugiés fuyant l'Europe nazie sera organisée
depuis l'Europe vers le Maroc. Après l'armistice de 1940, le régime de
Vichy instaure les lois d'exception avec « numerus clausus » des juifs
dans la fonction publique et d'autres secteurs de la vie politique et
économique. Devant cette nouvelle situation, l'action de l'Agence Juive
Internationale et l'Alliance Israélite poussera les juifs à émigrer
vers l'Amérique du Nord et du Sud.
En novembre 1942, les américains débarquent au Maroc et sont
accueillis avec joie par la population juive installée au Maroc et les
lois de Vichy sur le statut des juifs seront abrogées quelques mois
après. En 1948, l'Etat d'Israël est proclamé et des contestations
vigoureuses éclatent au Maroc comme dans tous les pays arabes et qui
feront bien évidemment des victimes juives. Ces émeutes provoquent le
début de l'émigration vers la Palestine mais elle reste très limitée.
Le protectorat va permettre à cette communauté juive marocaine de
prendre une importance considérable dans la vie politique et économique
du pays. Elle disposait de plusieurs institutions sociales et
économiques et de centres d'influence politique. La communauté juive
installée au Maroc constituait à elle seule l'essentiel de la
bourgeoisie marocaine de l'époque. Le sultan Mohammed V soutenait
vigoureusement la communauté juive marocaine et les considérait comme
des citoyens à part entière mais leur interdisait de devenir
Israéliens. Cependant en 1953 le sultan est déposé par les autorités
coloniales françaises. En 1954, sous l'influence des discours enflammés
du Raïs égyptien Gamal Abdel Nasser, de la montée en puissance du
panarabisme au Maroc relayé par les nationalistes marocains comme le
parti Istiqlal, des émeutes ont éclaté à nouveau dans diverses villes
et régions marocaines et des hostilités envers les juifs marocains ont
été constatées partout au Maroc. Ces évènements vont favoriser une
nouvelle émigration, souvent dans la clandestinité, vers la Palestine,
la France, le Canada et les Etats Unis.
Mohammed V revient au Maroc et l'indépendance est proclamée en
1956. Les juifs vont occuper alors des postes clefs et importants dans
le Gouvernement et l'administration marocaine malgré le statut de la
dhimma (protection religieuse du Makhzen), qui interdisait aux juifs
d'occuper des postes dans la fonction publique. Après 1958, le
Gouvernement de Balafrej a adhéré à la ligue arabe et la langue Arabe
est devenue la langue officielle ou nationale du pays. Le Gouvernement
marocain a interdit aux juifs de continuer d'avoir toute relation avec
Israël s'ils veulent continuer à être considérer comme des marocains.
Les juifs ont été mis dans une situation délicate et surtout très
embarrassante vis-à-vis d'Israël. La crainte des juifs de
l'assimilation suite à l'intégration de la ligue arabe et les soupçons
sur leur patriotisme, en plus de l'interdiction de visiter Israël ont
provoqué un mouvement d'émigration clandestine initié et organisé dans
la hâte par les différentes organisations israéliennes.
Les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale et le nouveau
contexte géopolitique international, marqué par la création de l'Etat
d'Israël ont bouleversé les structures traditionnelles des diasporas
juives dispersées à travers le monde. Désormais, on assiste à
l'implantation en Afrique du Nord et surtout au Maroc des organisations
juives sionistes qui considéraient le Maroc comme le principal
réservoir pour peupler Israël.
Dès le début des années 60, les autorités marocaines et les
services secrets israéliens ont tissé des liens très étroits. Sous
l'impulsion des stratèges occidentaux qui s'inquiétaient sur le plan
des équilibres démographiques vis-à-vis des populations arabes de la
Palestine, le jeune Etat hébreu conscient de son avenir sur le plan
démographique s'est empressé de conclure un accord avec les autorités
marocaines. Il a dépêché des membres de l'Agence Juive et certainement
des éléments du Mossad au Maroc pour négocier l'émigration des juifs
marocains. Cet accord a été négocié par un collaborateur de Général
Oufkir ; en échange, les puissances occidentales offriraient leurs
soutien contre le panarabisme et les idéologies progressistes très
ferventes à l'époque et hostiles aux régimes monarchiques des pays
arabes.
Le choix de l'organisation de cette émigration massive et
clandestine s'est fait sur les côtes rifaines et ceci pour plusieurs
raisons : d'abord la situation géographique exceptionnelle de la région
avec son relief difficile et ses multiples criques à l'abri des
regards, ensuite la réputation de la région à l'époque comme zone de
tout genre de trafic et de contrebande entre les deux rives de la
méditerranée et l'Algérie, enfin la région était bien quadrillée par
l'armée marocaine après les évènements de 1958 .
Le mercredi 11 janvier 1961, un bateau appelé Egoz, ancienne
vedette de l'armée britannique reconvertie en bateau de contrebande,
qui était sur le point de faire pour la treizième fois la traversée
clandestine des côtes rifaines vers Gibraltar, a échoué au large
d'Al-Hoceima. On dénombre 42 juifs en majorité originaires du
Casablanca, dont des membres du réseau du Mossad et trois membres de
l'équipage espagnol qui ont péri lors du naufrage.
Les secours vinrent de toute part de la méditerranée (Base
Britannique de Gibraltar, la marine française d'Algérie et Port
d'Al-Hoceima). Les recherches prirent fin le jeudi 12 janvier 1961 ;
vingt deux cadavres furent retrouvés mais on ne récupéra jamais l'épave
du bateau ni les corps des 20 passagers restants.
Cet accident vient de confirmer les rumeurs qui circulaient à
l'époque selon lesquelles des groupes de juifs marocains partaient à
bord de bateaux espagnols pour rejoindre l'Europe, puis Israël.
L'événement a ému la communauté juive marocaine et souleva une colère
immense dans le monde occidental et surtout en Israël. L'Agence Juive
Mondiale et le Congrès Juif crièrent au scandale et au complot. C'est
ainsi que le naufrage du bateau Egoz a dévoilé le secret de l'exode des
juifs marocains depuis les côtes rifaines.
Le prince héritier Moulay Hassan a reçu en audience une délégation
de la communauté juive qui demandait l'autorisation d'enterrer
religieusement les morts. A la suite d'une longue négociation
extrêmement tendue, le prince accepta à condition que la cérémonie se
réduise au strict minimum et qu'aucun officiel israélien et parent ne
soient admis. Les 22 corps furent inhumés à la hâte dans un coin reculé
du cimetière espagnol de la plage Cebadilla à Al-Hoceima.
Après des années de négociations et de tractations menées par le
gouvernement israélien, des associations en Israël et des personnalités
marocaines et internationales, le roi Hassan II autorisa le
rapatriement des ossements des naufragés. Le 14 décembre 1992, des
obsèques nationales furent organisées par l'Etat hébreu au Mont Herzl à
Jérusalem en hommage à ces disparus du bateau Egoz.
photo1: ce monsieur avec son fils sont venu pour chercher leurs parents noyes,sur la plage de aloucemas
photo2:devant le rocher a gibraltar ou devait arriver le bateau,photo prise
sur paris-match le 28-fevrier 1961,envoi de micheline waknine photos prise de dafina.net .